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Mes cheveux et moi

by Lulla

IMG_7200 copieComme vous avez pu le constater dans le dernier article, je suis repassée au blond platine après avoir vaguement essayé de retrouver ma couleur naturelle pendant quelques mois. Si je n’en ai pas parlé, c’est car ce genre de changement capillaire est tellement habituel chez moi que je n’y prête plus vraiment attention. Il y a des gens qui flippent dès qu’on leur coupe 2 cm de cheveux ou qu’on se lance dans une coloration un peu osée, et d’autres qui ne peuvent s’empêcher de tester des choses, quitte à ce que le résultat ne soit pas celui escompté. Inutile de vous préciser que je fais partie de la deuxième catégorie.


Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler un peu plus longuement de mes cheveux, et de la relation très particulière que j’ai avec eux. La chevelure est un symbole très important dans presque toutes les sociétés et de nombreux ouvrages ont été écrits sur le sujet. Evidemment, changer de coupe et de couleur n’est pas si anodin que cela, c’est le résultat d’un état d’esprit, d’une personnalité. Je ne vais pas me lancer dans la psychologie de comptoir, mais j’ai simplement envie de vous expliquer mes nombreuses expériences capillaires et mon ressenti par rapport à cette envie de toujours changer de tête.

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Jusqu’à mes 16 ans, j’ai été plutôt sage avec mes cheveux. Rien de très extravagant, de longs cheveux châtains, dont je prenais quand même bien soin. Puis, la coloration est arrivée dans ma vie un peu par hasard. J’ai voulu ajouter quelques reflets à mon châtain naturel, et je me suis retrouvée ROUSSE (parce que n’y connaissant rien je n’avais pas pris le bon produit bien sûr !)

Ce qui aurait pu être une catastrophe est devenue une révélation, j’étais aux anges. Je n’en revenais pas qu’en 30 min top chrono on puisse parvenir à arborer une couleur totalement différente de sa couleur d’origine, de changer de tête en un claquement de doigts.

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Pendant quelques années, j’ai donc oscillé entre le roux et l’acajou, mes cheveux prenant naturellement bien cette couleur (je découvrirai plus tard à quel point il est aussi difficile de s’en débarrasser !) Mais déjà, je commençais à me lasser, et j’avais envie de découvrir d’autres territoires. Le déclic est venu d’un voyage à Londres. Là-bas, même avant la mode des rainbow hair, avoir une chevelure bleue, rouge ou rose n’avait rien d’extraordinaire en soi. Je me suis donc mise à fantasmer sur ces couleurs non naturelles, préparant pendant quelque temps ma transformation.
A l’époque, pas de tuto youtube, mais j’avais trouvé des forums et des sites d’entraide pour les filles qui comme moi voulaient se lancer. Je me rappelle avoir passé des nuits à parcourir ces forums, apprenant le b.a.ba de la parfaite petite chimiste des cheveux. Décolorations, colorations permanentes, semi permanentes, complémentarité des couleurs, soins des cheveux, j’absorbais toutes ces informations avec avidité.

Puis je me suis lancée. Ayant compris que la chevelure bleue nuit dont je rêvais (Princesse Sarah style, vous voyez?) était hors de ma portée (trop de décoloration, de maintenance), je me suis décidée pour un rouge éclatant, que j’ai obtenu assez facilement. Avec le recul je me dis que ça aurait pu bien mal tourner tant ce genre de couleur est imprévisible, mais j’ai bien obtenu ce que je voulais, un rouge franc, aussi rouge que les classiques cabines téléphoniques londoniennes. Je l’ai gardé pendant un moment ce joli rouge, tellement je l’aimais.
C’est à ce moment que j’ai compris aussi comme une couleur peut changer votre personnalité, ou du moins celle que les autres perçoivent de vous. Moi qui étais assez timide, j’ai pris confiance en moi, et ma singularité capillaire m’a beaucoup aidé je pense. Assumer le regard des autres, les critiques comme les compliments, cela demande du courage mine de rien. J;’étais devenue la fille aux cheveux rouges, et je n’étais pas peu fière, puisque cerise sur le gâteau, c’était moi qui avait fait moi-même ma couleur.

IMG_7185 copieJ’ai appris à ce moment là que même les plus jolies couleurs pouvaient me lasser. Toujours curieuse d’essayer de nouvelles teintes, je me suis lancée dans un marathon de couleurs, à mesure que je prenais confiance dans mon savoir-faire d’apprentie coloriste. Violet, prune, orange, rose, tout y est passé….puis enfin mon bleu nuit tant désiré ! La boucle était bouclée. J’ai donc pendant un temps arrêté mes petites expérimentations de couleur, pour m’attaquer à la coupe (mais ça, c’est encore une autre histoire !)  En tout cas je garde de super souvenirs de cette époque à laquelle j’ai pu tester mes limites. Je vous avoue, j’ai eu vraiment des looks horribles, et j’en ris encore aujourd’hui.

Tout cela m’a permis de beaucoup dédramatiser les choses par rapport à mes cheveux. Ce ne sont QUE des cheveux. Certains associent les changements compulsifs de couleurs à une personnalité instable. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Il est certain que de se colorer les cheveux, surtout pendant l’adolescence, est un moyen de se chercher, mais je trouve qu’à âge adulte, au contraire, cela permet de s’affirmer, de dire au monde « j’ai choisi cette couleur, que vous aimiez ou non, ce n’est pas mon problème ». Et changer souvent de couleur pour moi reflète plus une certaine ouverture d’esprit qu’un problème d’ordre psychologique.

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Aujourd’hui donc, je suis blonde. C’est une couleur qui fait beaucoup rêver, qui ne va pas à tout le monde, mais que j’avais envie de tenter. J’ai tout fait moi-même, comme à mon habitude, car je voyais ça comme un projet personnel. Certains peignent des tableaux pendant le week-end, moi je me teins les cheveux. Alors le résultat est loin d’être parfait et un vrai coiffeur s’arracherait sûrement les cheveux en voyant mon travail, mais je suis contente de ce que j’ai accompli.

Certains trouveront que ça ne me va pas et que je suis bien mieux en brune, mais ce n’est pas grave. J’ai compris qu’il s’agissait d’une démarche plus psychologique qu’esthétique. C’est sortir de sa zone de confort, pour adopter un look aux antipodes de la brune que je suis la plupart du temps. Cela me force à assumer mes choix, car croyez moi, j’attire beaucoup plus les regards (pas forcément bienveillants) en blonde qu’en brune. Quelque part, cette couleur est une thérapie. Je ne sais pas encore combien de temps je vais rester blonde, si ça se trouve je serais brune ou rousse la semaine prochaine ou au contraire, je vais garder ce look quelque temps. Mais pour l’instant je suis heureuse de ce choix. Et vivre le présent, c’est ce qu’il y a de plus important non?

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Et vous? Avez-vous des anecdotes à me raconter sur votre relation avec vos cheveux? Je serais curieuse de connaitre vos avis sur la question !

Look 
Cardigan Marilyn Feltz
Jean Levis
Col amovible Karl Lagarfield
BO Swarovski
Boots Léopard Zara

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8 comments

chachahihi Tuesday 5 April 2016 - 21:57

ouha cela change comme couleur de cheveux
mais je trouve que cela te vas bien
gros bisous

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Lulla Tuesday 12 April 2016 - 08:37

@chachahihi, Merci beaucoup ! Contente que tu aimes :)

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Gilberte Wednesday 6 April 2016 - 20:50

Whaou ça change qu’elle courage de franchir le cap ! J’adore

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Lulla Tuesday 12 April 2016 - 08:40

@Gilberte, Merciii ^^ Du courage je ne sais pas, mais de la persévérance il en faut un peu oui :)

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Annah Thursday 7 April 2016 - 08:56

Je trouve que ça te va très bien!moi aussi j’ai pensé à changer la couleur de mes cheveux mais jusqu’à maintenant, je n’ai pas encore trouvé la couleur idéale

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Lulla Tuesday 12 April 2016 - 08:41

@Annah, Un jour ça va peut être te tomber dessus comme une obsession, la couleur que tu veux vraiment. Moi c’est comme ça que ça m’est arrivé ! En tout cas tu fais bien de ne pas passer le cap tant que tu n’as pas trouvé ta couleur rêvée, c’est certain !

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Dx Tuesday 12 April 2016 - 08:26

Quel joli billet :)

Tu fais bien de changer de temps en temps si ça te fait plaisir, du moment que tes cheveux ne souffrent pas trop, ce qui n’est pas toujours évident…

Pour ma part le seul soin que j’accorde à mes cheveux c’est les laver et les brosser, et ils arrivent le plus souvent à avoir un mouvement sympa sans effort.

Le revers de la médaille est que la plupart de mes copines me disent « surtout, ne touche PAS tes cheveux ils sont trop beaux ! »

Du coup à part en colorer une partie en rouge pendant l’adolescence ou mettre du henné, je n’ai pas osé faire grand chose, même si j’ai du mal à m’imaginer autrement.

J’ai essayé une fois le court, j’avais bien aimé mais je crois que y avait que moi qui aimait, et la repousse était horrible ;)

Mais si je décide de changer, j’aimerais revenir au très court, le seul souci est que je ne pense pas que mon visage s’y prête.

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Lulla Tuesday 12 April 2016 - 08:48

@Dx, Je me doutais que tu aimerais cette petite rétrospective capillaire ! Et encore, j’ai beaucoup résumé !
En ce qui concerne tes cheveux, je comprends que tu hésites à changer, parce qu’il sont jolis à la base. Après ça ne veut pas dire qu’ils ne seraient pas jolis autrement, et si j’ai appris quelque chose, c’est qu’il ne faut pas forcément écouter les copines ! Combien de fois on m’a dit, « oh non, le court ne t’irait pas » ou « blonde? tu n’y penses pas », pour me dire après que ça leur plaisait tout compte fait. Si tu fais quelque chose, fais le pour toi avant de le faire pour les autres et n’aies pas peur d’oser.
Sans changer de coupe, je te verrais bien avec des mèches plus clair sur le bout des cheveux, façon « ombré »par exemple. Ca change, ça fait printanier, et si tu n’aimes pas c’est très facile de revenir en arrière. Je dis ça je dis rien ^^

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